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Comment réussir son premier entretient d’embauche ?

Comme des milliers de jeunes diplômés, vous rêvez d’intégrer LVMH, L’Oréal ou Apple. Why not ? Mais attention, pour retenir l’attention de ces recruteurs comme de n’importe quel employeur d’ailleurs, vous allez devoir faire vos preuves dès l’envoi de votre candidature.

 

Postuler à un premier job, ça se travaille. Checklist des points à maîtriser. Une bonne connaissance du secteur ciblé : pas question d’envoyer des candidatures spontanées au petit bonheur la chance ou de postuler en direct sur les sites des entreprises, sans en savoir un minimum sur leur actualité. Vous devez au préalable réaliser une étude du marché de l’emploi dans le secteur visé et plus précisément dans votre région de prédilection. Pour cela, rapprochez-vous des chambres de commerce et d’industrie mais aussi du Medef ou de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) locale afin de connaître les potentiels employeurs. Surfez également sur les sites des grandes organisations syndicales déclinées par branches d’activités. Vous glanerez ainsi des infos sur l’actualité des entreprises. Un bon moyen d’attaquer une lettre de motivation, par exemple.

 

Un CV adapté : on ne le dira jamais assez, votre CV doit vous ressembler. Vous recherchez un job de créatif, pourquoi ne pas tenter une mise en page plus osée ? Mais sinon, optez pour la sobriété. Compétences actuelles, détail de vos stages et autres mini-expériences professionnelles, parcours académiques et autres centres d’intérêt. Soignez la forme mais surtout le fond. Insistez sur vos précédentes réalisations et les compétences maîtrisées même s’il ne s’agit que de jobs d’été. Enfin, privilégiez toujours un CV lisible par le plus grand nombre. Donc un fichier au format .rtf, un format qui passe partout. Attention, aux formats moins courants, votre CV risque de ne pas passer le filtre des moteurs de recherche. Pire, un recruteur qui peine à ouvrir votre CV laisse tomber l’affaire en moins de deux. Et passe au candidat suivant. Un mail de motivation percutant : désormais, les mails de motivation ont largement supplanté les traditionnelles lettres de motivation. C’est l’objet de ce mail que le recruteur lira en premier. Il doit donc susciter sa curiosité. « En réponse à une offre d’emploi, la référence de l’annonce et le poste sont indispensables. Pour une candidature spontanée, reprenez par exemple une expression prononcée dans une conférence ou dans un article par le recruteur visé. Enfin, pour une prise de rendez-vous réseau, mentionner le nom de la personne qui vous recommande suffit », détaille Olivier de Conihout, président de l’Espace Dirigeants. Ensuite, vous devez montrer que vous avez compris la teneur du poste, que vous êtes LE candidat idéal et ultra-motivé. Plus le CV est en décalage avec l’offre de poste proposée, plus le mail de motivation est important. Il doit se trouver dans le corps du message et pas en pièce jointe. Sur la forme, faites court (10 lignes maximum) et moins formel (utilisez les tirets). Préparez vos réponses pour l’entretien : sans que cela vire à la poésie apprise par coeur, préparez des réponses concises et compréhensibles par votre interlocuteur. Soignez le fond (bien sûr) mais aussi la forme. Faites des phrases construites… en français (voire en anglais). Et surtout, mettez-vous en situation. Entraînez-vous auprès de votre entourage pour être fin prêt le jour de l’entretien de recrutement.

 

3 questions à Serge Assayag associé et spécialiste RH et management
au sein du cabinet de conseil Weave

 

Faut-il accepter un premier salaire moins élevé que prévu ?
Tout dépend des projets professionnels et personnels du candidat. Si le poste visé répond à l’une de ses passions ou correspond à son entreprise idéale, alors oui, il peut être tenté d’accepter un premier salaire un peu inférieur au marché. En revanche, dans la majeure partie des cas, il n’y a aucune raison d’accepter un salaire moindre. Ce serait accepter de se dévaloriser.
Peut-on espérer un rattrapage salarial rapide si l’on accepte un salaire inférieur à ses prétentions ?
Les revalorisations salariales restent exceptionnelles. Toutefois, lors du recrutement, le candidat peut toujours tenter de décrocher un plan de revalorisation au bout de six mois. Il aura alors terminé sa période d’essai. Il faut le formaliser par écrit. A l’embauche, c’est le moment de négocier.
Mais les jeunes ont-ils vraiment le choix ?
Ils doivent davantage raisonner en termes de package de rémunération globale qu’en termes de salaire. Si le salaire de base est moins important que chez les concurrents, l’entreprise peut par exemple compenser avec des avantages en nature (primes, mutuelle, voiture de fonction…). De toute façon, un écart de rémunération créé toujours de la frustration chez le collaborateur, et la situation devient vite intenable. Accepter une rémunération à la baisse n’est dans l’intérêt de personne.

 

C’est quoi un cabinet de recrutement ?

 

Pour embaucher, les employeurs (notamment les grands groupes) font souvent appel à des cabinets de recrutement. En entretien, vous êtes donc reçu par un consultant en recrutement mandaté par l’employeur pour présélectionner les meilleurs candidats. Ce consultant va donc vous faire passer des entretiens, des tests de personnalité et/ou de logique, vous interroger sur vos motivations, vos études et votre personnalité, et déceler si vous êtes apte à tenir le poste proposé. Même s’il ne s’agit pas du directeur des ressources humaines (DRH) de l’entreprise visée, vous devez vous présenter sous votre meilleur jour et répondre à ses questions de façon très professionnelle. Ce consultant est un maillon fort car c’est lui qui choisira ou pas de transmettre votre candidature au DRH qui vous recevra par la suite. Profitez de vos échanges avec le consultant pour en apprendre plus sur les us et coutumes de l’employeur final. Cela peut par exemple vous permettre d’adopter le bon “dress code” le jour de l’entretien avec cet employeur.


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