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Banque islamique en France pour musulman : moudaraba

L’arrivée de la finance islamique dans le monde est assez récente, car la première banque islamique a vue le jour en Egypte aux alentours de 1963. Les principes théoriques de la finance islamique quant à eux, ont été énoncés à partir de 1940 par un théologien pakistanais. La finance islamique est en accord avec le droit musulman et est basée sur deux principes: 1/ l’interdiction de l’intérêt et 2/ la responsabilité sociale de l’investissement.

 

Les contraintes du crédit pour les musulmans

 

Les musulmans ont souvent de réels problèmes pour contracter des crédits et ses importantes contraintes proviennent des principes de l’islam. En effet, l’islam interdit toutes les transactions quelles soient civiles ou commerciales qui ont recours à : 1/ l’intérêt (ribâ), 2/ le hasard (maysir) ou 3/ la spéculation (gharar). Cela complique énormément le recours aux crédits pour les musulmans, car ceux proposés par les institutions financières traditionnelles ne sont pas en accord avec les principes de l’islam. Le ribâ est prohibé, car c’est une forme d’intérêt qui implique qu’en cas de non remboursement, l’emprunteur doit verser le double de la somme initiale, ce qui crée des situations d’endettement difficiles. De plus, pour être en accord avec la religion, dans tout échange il ne peut y avoir un avantage pour une des deux personnes, sauf si l’échange concerne des produits de natures différentes. Pour tout ce qui concerne les échanges financiers, « tout surplus tiré d’une transaction non basée sur des actifs réels et non préalablement possédés par le vendeur est illicite! (haram) ». Cela signifie, que tous les crédits bancaires, crédits à la consommation ou aux entreprises, ne respectent pas cette exigence et sont donc prohibés pour les musulmans. C’est pour cela, les contraintes étant trop importantes, que les organismes de finance islamiques ont décidés de créer des offres de crédits adaptées aux croyances des musulmans.

 

Les offres de crédits des banques islamiques

 

Il existe cinq offres de crédits jugées conformes à la religion et qui sont proposées par les organismes financiers islamiques à ce jour.
Tout d’abord, le moudaraba est un crédit qui permet qu’un promoteur mène un projet grâce à des fonds que lui avance un tiers. Dans cette situation, le fournisseur de capitaux supporte les éventuelles pertes et le promoteur ne perd que « le fruit de son travail ». Ensuite, le Idjar ou leasing est un crédit qui se traduit sous la forme d’un contrat de location de bien, que l’on accompagne d’une promesse de vente établie au profit du locataire. Cette technique fait appel à trois acteurs: 1/ le fournisseur du bien, 2/ le bailleur ( qui achète le bien pour le louer) et 3/ le locataire (qui se réserve l’option d’acheter le bien à la fin du contrat de location). La maroubaha, est une autre forme de crédit, un contrat où le vendeur inclut une majoration au prix initial du bien. Soit c’est une transaction directe entre le vendeur et l’acheteur, soit c’est une transaction tripartie entre: 1/ l’acheteur final (il veut acheter un bien mais n’a pas les moyens), 2/ un premier vendeur (qui vend son bien) et 3/ un vendeur intermédiaire (il achète le bien du vendeur et le revend à l’acheteur final avec une majoration et un étalement de paiement). Le salam est un contrat de vente qui permet une livraison différée de la marchandise. L’istisna’a est un contrat d’entreprise où une partie demande à l’autre de construire un ouvrage qui sera rémunéré, soit d’avance, soit en plusieurs fois, soit à terme. Enfin, le moucharaka est l’association de deux parties dans un financement qui se répartissent les pertes et les profits.

 

Annonce de l’arrivée en France des banques islamiques

 

En 2010, Mr El Jida annonce à France 24, que les banques islamiques font leur arrivée en France. La banque populaire caisse d’épargne et la quatar islamic bank ont fusionnées pour créer un organisme financier à la fois connu des français et qui propose des crédits islamiques. Les non musulmans pourront également profiter de ces offres et des organismes de contrôles vérifieront la bonne utilisation de l’argent en accord avec les valeurs de l’islam.


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